Questions réponses sur l’apiculture

Retrouvez ici toutes les réponses aux interrogations que vous pouvez avoir.

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L’ABEILLE

Si à l’origine, il y a 100 millions d’années, les deux insectes ne faisaient qu’un, l’abeille se distingue de la guêpe par son régime alimentaire exclusivement phytophage et sa morphologie. La guêpe est très reconnaissable à sa fameuse taille de guêpe, à ses rayures jaunes et noires et son absence de poils.

D’une reine, seule et unique! De dizaines de milliers d’abeilles ouvrières (abeilles femelles) et de quelques milliers de faux-bourdons (abeilles mâles).
Seule la reine pond (jusqu’à 2000 oeufs par jour) tandis que les ouvrières vont tour à tour remplir des missions pour la colonie tout au long de leur vie.
A sa naissance une abeille va d’abord être nettoyeuse, puis nourrice (production de gelée royale pour le couvain et la reine), maçonne (production de cire grâce à ses glandes cirières), ventileuse, gardienne et enfin butineuse.
Le rôle du faux-bourdon se résume à la fécondation des reines. S’il ne parvient pas à ses fins, il reste au sein de la colonie jusqu’à la fin de l’été puis il est chassé de la ruche ou tué par ses congénères femelles.

3 ans pour la reine, 45 jours pour les ouvrières. Les abeilles d’hiver ayant une activité réduite à celles d’été, vivent plus longtemps.

Oui! L’abeille pique mais pas par caprice car cette action lui est fatale. Elle pique uniquement pour se défendre si elle perçoit un danger pour elle-même ou pour sa colonie. Elle est munie d’un dard situé au bout de son abdomen qui délivre du venin en cas de piqûre. C’est ce venin qui peut être douloureux et faire enfler la zone piquée.

Garder son calme et enlever délicatement le dard avec l’ongle en évitant de presser la poche à venin afin d’éviter de libérer trop de venin. La piqûre est douloureuse et est généralement suivie d’une réaction locale (rougeur, gonflement, démangeaison).
Le venin peut avoir des effets différents et de plus ou moins grande importance selon les personnes et la zone touchée. Les réactions toxiques et allergiques (vomissements, diarrhée, maux de tête, chute de tension, plus rarement convulsions et perte de connaissance) sont des urgences médicales pour lesquelles une hospitalisation est souvent nécessaire.

Ne pas mettre de pesticides et insecticides dans l’environnement. Outre les abeilles, l’ensemble des pollinisateurs (hyménoptères, lépidoptères, coléoptères, diptères) ont besoin de ressources diverses et variées. C’est la raison pour laquelle planter des plantes mellifères fleurissant et prodiguant pollen et/ou nectar tout au long de la saison permettent aux pollinisateurs contribue à leur survie.
Plus de 80 % des plantes à fleurs (ou angiospermes) dépendent directement de la pollinisation par les insectes. Dans l’agriculture, cela concerne la production de fruits et la production de graines. Au total, environ 35 % de ce que nous mangeons est lié à l’action de ces insectes.

Comme toute espèce vivante, les abeilles sont sujettes aux maladies, aux parasites et aux prédateurs. Parmi ceux-ci, le frelon asiatique est un sujet de plus en plus préoccupant car sa présence dans l’environnement est exponentielle. La destruction des nids pendant l’hiver est le meilleur moyen de lutte contre la prolifération de cet insecte arrivé sur notre territoire il y a une quinzaine d’années. La destruction des nids requiert des précautions (appel à un désinsectiseur). Faute de trouver les nids, le piégeage peut limiter l’impact de ce prédateur aux abords des ruches.

Abeille

Insecte hyménoptère social (apidé) dont certaines espèces sont l’objet d’un élevage (apiculture) pour la récolte du miel, de la cire et de la propolis élaborés par une colonie hébergée dans une ruche.

Propolis

La propolis est un des produits de la ruche complexe fabriqué par les abeilles à partir de résine végétale et de cire. Elle leur sert à colmater toutes les anfractuosités de leur habitat et assainir leur ruche en raison du caractère antiseptique, antifongique et antibactérien de cette matière.

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LA RUCHE

Une colonie d’abeilles évolue de 20 000 individus environ au sortir de l’hiver à + ou – 60 000 individus en plein coeur de l’été, pour redescendre ses effectifs au cours de l’automne. La vie d’une colonie d’abeilles suit un cycle immuable au cours des saisons.

Avant toute chose, l’équipement (vareuse, gants et enfumoir allumé) est primordial. Se mettre derrière la ruche ou sur les côtés permet d’observer le comportement des abeilles en minimisant le risque de piqûre. Attention! Se positionner face à l’entrée de la ruche obstrue le passage des butineuses sur la planche d’envol et peut favoriser l’attaque des abeilles.
Les petits bruits métalliques et certains parfums sont reconnus comme suscitant le mécontentement des abeilles.

De façon générale, un apiculteur peut récolter une à deux fois par an (printemps, été), à raison de 10 à 30kg par ruche. Toutefois, selon la vitalité de la colonie, les conditions climatiques et la qualité des ressources, la production peut être variable d’une ruche à une autre et d’une année à l’autre.

Gelée royale

La gelée royale est produite par les glandes hypopharyngiennes et glandes mandibulaires des jeunes abeilles âgées de 5 à 14 jours environ. Cette substance blanchâtre et nacrée sert de nourriture à toutes les jeunes larves jusqu’au 3ème jour et de nourriture exclusive à la reine, ce qui a pour conséquence de permettre une longévité exceptionnelle à la reine qui peut vivre jusqu’à 3 ans contrairement aux ouvrières qui ont une espérance de vie de 45 jours en moyenne.
La gelée royale est composée de protéines, d’acides aminés, de glucides, de lipides, d’oligo-éléments, d’éléments minéraux (calcium, fer, potassium), de vitamines, et de 66% d’eau. Elle possède de nombreux bienfaits sur la santé humaine. Pour la produire, l’apiculteur doit pratiquer l’orphelinnage des ruches pour récupérer la précieuse substance qui n’est normalement jamais produite de façon excédentaire au sein de la ruche.

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LE MIEL

Le miel est une substance sucrée naturellement, produite par les abeilles à partir de nectars de fleurs et de leurs enzymes propres. Le pollen ne rentre pas dans la composition du miel même si nous y trouvons des traces.

Le pollen est consommé par les abeilles comme source de protéines. Il est important qu’elles en aient toujours dans la ruche afin de pouvoir se développer. Ses valeurs nutritionnelles (acides aminés, minéraux, ferments lactiques, levures) en font un aliment immunostimulant de grande qualité qui contribue à renforcer les défenses naturelles de l’organisme.

Tout dépend des nectars récoltés. Plus le miel est foncé, plus il est fort en bouche et inversement.

La cristallisation fait partie de l’évolution naturelle du miel. Elle n’est pas un critère de qualité. Selon la nature des nectars, pour lesquels la composition des sucres composés varie (proportion de glucose/fructose), le miel cristallisera plus ou moins vite. Un miel de colza par exemple cristallisera de suite tandis qu’un miel d’acacia se transformera sur un temps beaucoup plus long. Le taux d’humidité du miel et les conditions de conservation peuvent également jouer sur la viscosité du miel.

Un miel monofloral ou « miel de cru » est un miel issu d’un nectar de fleurs majoritaire (de l’ordre de 70%). Le « miel de fleurs », ou polyfloral, est en revanche un miel issus de l’ensemble des fleurs butinées par les abeilles. Pour obtenir un miel monofloral, l’apiculteur doit déplacer ses colonies d’abeilles en fonction des floraisons.

Il n’y a pas de miel meilleur que d’autre ! C’est à chacun de choisir le produit en fonction de ses goûts. Un bon miel est un miel qui n’a pas été chauffé, ni adultéré afin de garantir ses qualités nutritionnelles et gustatives.
On peut en revanche consommer un miel monofloral pour bénéficier de ses propriétés spécifiques, comme par exemple le miel de thym réputé pour être aseptisant et cicatrisant. Toutefois, tous les miels ont des vertus antiseptiques, antibiotiques, antitussives, expectorantes, antioxydantes, nutritives, régénératrices, stimulantes, antibactériennes, antivirales, cicatrisantes, énergétiques et anti-anémiques. Ils favorisent la digestion et l’assimilation des autres aliments, détoxifient le foie, exercent une action laxative, équilibrent le système nerveux, calment les maux de gorge…

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LA CIRE

Les écailles de cire sont produites par les glandes cirières, situées sous l’abdomen, de l’abeille âgée de 12 à 14 jours environ. En y ajoutant de la salive, l’abeille maçonne malaxe et façonne cette matière malléable pour bâtir des alvéoles bien connues pour leur forme hexagonale. Les alvéoles forment les rayons de la ruche dans lesquels la reine ira pondre ses oeufs (couvain ouvert puis fermé), servira de lieu de stockage pour le pollen, le nectar et le miel qui serviront de denrées pour l’ensemble de la colonie.

Lors de l’extraction de miel, la cire d’opercule peut être récupérée par l’apiculteur qui s’en servira , après l’avoir fondue et épurée, pour refaire des plaques de cire gaufrée pour les abeilles ou la confection de bougies et autres produits à base de cire (cosmétiques, encaustique).

À l’instar des autres produits de la ruche, la cire possède des propriétés émollientes et protectrice pour les zones cutanées notamment.

Icone Apiculture Urbaine

L’APICULTURE URBAINE,
C’EST QUOI ?

Hérésie pour les uns, effet de mode pour les autres… l’apiculture urbaine intéresse, intrigue et suscite bon nombre d’interrogations. Mais au fait, de quoi parle-t-on quand on parle d’apiculture urbaine ?

Depuis quelques années, l’abeille et son déclin sont des sujets qui ont été largement médiatisés. La lumière a été mise sur l’abeille car elle constitue un bio indicateur avec un capital sympathie non négligeable. Néanmoins, il faut penser l’environnement comme un tout, un écosystème dans lequel chaque élément dépend de l’autre et a toute son importance. Sans abeilles plus de fruits ni de légumes et sans fleurs…plus d’abeilles et de façon plus générale, plus de pollinisateurs avec les conséquences qui s’ensuivent.
Installer des ruches en ville peut constituer une action pour la biodiversité et un symbole séduisant. Néanmoins, il est important de garder à l’esprit que les ressources doivent être suffisantes pour que ce pollinisateur puisse vivre. Il s’agit d’une question d’équilibre.
Il est également important de réfléchir à l’emplacement, voire l’aménagement d’un rucher pour le confort des abeilles qui ne supportent ni l’humidité, ni la prise aux vents. Si les distances avec le voisinage à Paris ne sont pas très contraignantes (5 mètres de la voie publique et des propriétés voisines contre 20 mètres dans les départements d’Ile-de-France en moyenne), il est impératif de prendre en compte les risques que l’installation de ruches peut comporter (craintes plus ou moins fondées, piqûres et risques allergiques, essaimage, présence de frelons asiatiques à proximité des ruches). Nous répondons à chaque inquiétude lors de nos études de faisabilité sur le terrain avant d’installer des ruches et déclinons les propositions si les emplacements ne nous paraissent pas judicieux.

L’apiculture dans l’espace urbain se différencie de l’apiculture pastorale en premier lieu par un contexte environnemental différent. Les espaces naturels en ville étant plus restreints, les apiculteurs n’hésitent pas à installer des ruches sur les toits pour pouvoir pratiquer leur discipline. L’abeille ayant un rayon d’action de 3km, se déplacera quoiqu’il en soit pour aller chercher les ressources nécessaires à sa survie. Néanmoins, ce n’est par parce que l’on se trouve en ville qu’il faut nécessairement installer les ruches en hauteur!
Les villes offrant des espaces verts nombreux et parfois insolites, l’apiculteur peut avoir à sa disposition tout type d’espace pour ses abeilles. A Paris par exemple, les grands jardins accueillent depuis de nombreuses années parfois des ruches (Jardin du Luxembourg, Jardin d’Acclimatation, Jardin des Plantes, Jardin Partagé de l’Aqueduc…) mais aussi les parcs (Parc Monceau, Parc Montsouris, Parc Georges Brassens, Parc Floral, Arboretum du Bois de Vincennes…), les bois (Vincennes, Boulogne), les jardins et cours privatifs, les cimetières et nouvellement les espaces en friche réabilités (petite ceinture, ancien hôpital Saint-Vincent de Paul devenus Les Grands Voisins, etc.). En dehors de Paris, les communes se dotent également de ruchers et font valoir leur production locale!
De plus en plus soucieuses de l’environnement, les municipalités gèrent désormais leurs espaces verts sans recours systématique aux pesticides et autres produits phytosanitaires dévastateurs. Elles mènent également une politique ouverte sur la biodiversité en plantant de plus en plus de fleurs mellifères qui apporteront les pollens et/ou les nectars dont les pollinisateurs (abeilles mellifères, abeilles sauvages, bourdons, papillons, mouches, etc.) ont besoin pour vivre. Les abeilles sont donc moins sujettes à une mortalité liée aux produits phytosanitaires qu’à la campagne. Elles jouissent également d’une flore diverse et variée qu’elles peuvent butiner au gré des floraisons.

Notre politique de conduite de ruches urbaines n’est pas de produire du miel à tout prix (donc pas d’achat de miel à l’extérieur si mauvaise récolte ou nulle), de ne pas avoir à assister les abeilles en sucre toute l’année et de maintenir nos colonies d’années en années sans avoir à changer les reines de façon systématique.
L’apiculteur urbain ne pratique pas de transhumance de ruches pour la production de miel monofloral, c’est la raison pour laquelle, en région parisienne on retrouvera principalement des miels toutes fleurs, souvent à forte teneur en tilleul (miel d’été). Selon, les années et l’environnement immédiat du rucher, les miels seront différents au goût, en couleur et en texture.
Bien que les abeilles parisiennes peuvent trouver substance aussi bien dans les nombreuses jardinières installées sur les balcons ou fleurs plantées dans les jardins publics ou privés, ses principales ressources proviennent des marronniers (pollen en début de saison), du tilleul, de l’ailante, du savonnier et des sophoras. Malheureusement, les floraisons étant assez concentrées entre mai et début juillet, il n’est pas rare à l’apiculteur urbain de devoir assister ses abeilles en cas de disette (gel, pluie ou sécheresse nuisant aux floraisons et à l’apport en nectars) et hors grandes périodes de miellées, en les nourrissant avec du sucre à teneur en eau plus ou moins élevée. Installer des ruches c’est bien mais planter des fleurs est primordial pour l’ensemble des pollinisateurs!

La valeur d’un miel dépend de la qualité des nectars et du respect du produit par l’apiculteur pour que le miel conserve toutes ses propriétés naturelles (pas de chauffe, pas d’adultération, respect de l’hygrométrie pour une bonne conservation). Moins les nectars sont pollués, meilleur est le produit final. Compte tenu que le contexte urbain est relativement préservé par les produits phytosanitaires par rapport aux espaces de monocultures, les traces de pesticides dans le miel urbain est moindre par rapport à d’autres. En revanche, même si l’abeille filtre à ses dépend la pollution, on retrouve comme pour tous les produits des traces de métaux lourds (cf analyse échantillons miels parisiens). Partant de ce constat et malgré le fait que la production étant plus faible en ville qu’à la campagne, notre politique est de ne pas vendre notre miel plus cher que si nous le produisions en province, de façon à laisser ce produit accessible à tous les consommateurs.

Il n’y a pas de miel meilleur que d’autre ! C’est à chacun de choisir le produit en fonction de ses goûts. Un bon miel est un miel qui n’a pas été chauffé, ni adultéré afin de garantir ses qualités nutritionnelles et gustatives.
On peut en revanche consommer un miel monofloral pour bénéficier de ses propriétés spécifiques, comme par exemple le miel de thym réputé pour être aseptisant et cicatrisant. Toutefois, tous les miels ont des vertus antiseptiques, antibiotiques, antitussives, expectorantes, antioxydantes, nutritives, régénératrices, stimulantes, antibactériennes, antivirales, cicatrisantes, énergétiques et anti-anémiques. Ils favorisent la digestion et l’assimilation des autres aliments, détoxifient le foie, exercent une action laxative, équilibrent le système nerveux, calment les maux de gorge…

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